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Il est vrai que le Viêt-nam est méconnu. Cette histoire qui se déroule au XVe siècle et qui met en scène Nguyen Trai, homme très connu au Viêt-nam, nous montre comment les Vietnamiens se sont rebellés pour s'opposer à la domination chinoise de l'époque, en l'occurrence la dynastie Ming qui avait envahi le pays.
C'est une histoire fascinante qui aurait mérité plusieurs tomes. Malheureusement, elle a été abandonnée. De plus, le scénario est quelque peu hachuré et avance parfois trop vite, de par sa courte nature. Les dessins de Son sont assez particuliers, j'ai parfois eu de la difficulté avec les visages, même s'ils ont également un charme certain.
Tout de même, j'aurais vraiment aimé découvrir cette histoire plus en profondeur. C'est une belle démonstration de résistance et de persévérance d'un peuple qui se refuse à disparaître. Je me demande s'il existe un manga vietnamien à propos de cette histoire. Je me renseignerai!
Très foutraque! Dans l'avant-propos, Berberian prétend avoir réussi à créer un monde avec cette histoire de 80 pages. Quelle prétention!
Il y a beaucoup d'idées ici, mais tous les morceaux ne collent pas bien ensemble. Ça part un peu dans tous les sens. Les idées se raccordent mal. C'est souvent peu développé. D'ailleurs, l'histoire ne se termine pas vraiment, ce qui n'est jamais une bonne chose. L'humour est couci-couça; parfois ça fonctionne, parfois la répétition ad nauseam qui sert d'humour (le café...) devient lassante.
Il y a un personnage qui arrive en fin d'album qui n'est pratiquement là que pour sauver notre héroïne d'un mauvais pas. Bizarre. La grande révélation de l'album n'est pas particulièrement surprenante ou intéressante. Le dessin de Beltran est correct, sans plus.
Somme toute, plutôt moyen!
Dans la postface à la fin, Bablet explique ce que sont les sentai et le tokusatsu et tout ça, genres auxquels il prétend rendre hommage. Sa toute dernière phrase est la suivante : « C'est avec cet héritage en tête que nous avons créé Shin Zero avec Guillaume, dans le but nous aussi d'en respecter les codes, tout en y apportant nos idées modernes. »
Moderne... Moderne.... MODERNEEEEEEEEEEE!!!!!!!!!!!!
Avez-vous besoin de plus d'information que ça? Essentiellement, c'est du sentai à la sauce gauchiste occidentale. Parce qu'au lieu de créer une histoire simplement divertissante de bons et de méchants avec des thèmes universels, nos chers auteurs OcCiDenTaUX doivent absolutement faire leur petit prêchi-prêcha moderne.
Je vais donner un exemple, même s'il y en aurait beaucoup à donner.
Satoshi donne à Warren son costume vert. Il a dessiné un pénis dessus pour l'énerver. Wahahaha, on rit, on se marre. Parce qu'évidemment, le masque est donné à un homme. Mais si nos auteurs, protecteurs de la bonne morale occidentale, avaient été honnêtes, Nikki (la protectrice des femmes qui se font embêter par les hommes dans l'histoire), n’aurait-elle pas dû crier au drame, et appeler ça une « microagression », ou quelque chose du genre? Dans le reste de l'histoire, c'est ça sa personnalité! Elle menace avec son costume rose les hommes qui parlent aux femmes le soir! Quant à Heloïse, elle pose nue sur internet, et c'est montré comme une sorte de force ou de liberté, alors qu'en vérité, ce n'est qu'une autre forme d'exploitation sexuelle.
Bref. Lancez-vous dedans si c'est votre positionnement social dans la vie. Pour tous les autres, il existe de vrais sentai qui ne font pas de la propagande moralisatrice. ;)
Ah, le dessin de Singelin en noir et blanc, avec les costumes en couleur seulement, est plutôt bon.
Je n'étais pas convaincu par la première partie de l'histoire -- Queue-de-Cerise essaie de s'infiltrer dans un château, les gardes la mettent dehors sans lui dire qu'il y a une visite guidée plus tard dans la journée?? -- mais quand arrivent Gil et Libellule, la qualité de l'album monte en flèche, notamment à cause des dialogues absolument savoureux et truculents de Tillieux. Le scénario n'est pas en reste, mais ce sont vraiment les dialogues, tellement bien écrits, qui me font rire et aimer cette série. Bravo! C'est super!
- Oserais-je vous demander de brosser mon portrait?
- Désolé, Madame, je ne peins plus que les natures mortes! Qu'on vous assassine, et c'est chose faite!
Eh bien là, je suis surpris.
Cet album fait directement suite à « La Poursuite », mais c'est bien meilleur! Les dialogues de Tillieux sont intelligents, bien écrits... Même si l'histoire est classique, je l'ai trouvée terriblement efficace. J'aime beaucoup le personnage de Gil Jourdan, son sarcasme me fait beaucoup rire. Si (semblerait-il) son personnage s'attendrit au fil des tomes, je serai peut-être déçu, haha. À voir.
Et si, comme les autres critiques semblent dire, ce tome est loin d'être le meilleur de la série, ça s'annonce très bien pour la suite! J'ai souvent un parti pris un peu négatif envers la vieille BD, que je trouve souvent un peu niaise, mais là, Tillieux me prouve que ça peut être tout aussi bon!
Terriblement mauvais.
En fait, seule la dernière histoire qui fait trois numéros : « Retour à New York », vaut peut-être le détour, mais pas tellement quand même. Les auteurs ne travaillaient plus vraiment ensemble à ce moment-là, et ça se ressent. Les dessins sont parfois catastrophiques. Les scénarios sont aussi vides qu'un trou. Je suis terriblement déçu. Les histoires écrites par Eastman et Laird sont souvent clamées comme étant les meilleures de l’époque Mirage, mais ça reste vraiment nul pour des lecteurs de BD aguerris.
Les tomes 4 et 5 reprennent ce que plusieurs considèrent comme LA meilleure histoire de l'époque Mirage, « City at War »... mais je ne m'attends à rien. À voir...
== Avis pour le récit « La Poursuite » uniquement ==
Toute première histoire de la série qui ne contient même pas Gil Jourdan! Je découvre la série avec cette histoire qui met en scène Crouton et Libellule. Et, franchement, j'ai quand même trouvé ça pas mal. C'est léger, mais c'était quand même rigolo. J'imagine que les histoires vont aller en s'améliorant. Le design des deux personnages va aussi changer à partir du premier tome.
Comme cette première histoire n'a pas d'entrée seule sur ce site, je mets ma critique ici, dans l'intégrale où je l'ai lue. Mais je noterai les autres histoires sous leurs propres albums.
Eh bien, c'est du Bablet. C'est moralisateur, féministe, anti-occidental, anti-modernité, et tout ce que vous voudrez. Pourtant, le concept est bon.
Un Ordre secret qui chasse des sorcières trop puissantes pour les empêcher de faire du mal à l'humanité, c'est une bonne idée. Mais c'est Bablet. On sait déjà comment ça va finir. Les sorcières sont des pauvres petites victimes. Parce qu'elles sont des femmes, forcément. Alors on nous balance des leçons d'histoire très fortement teintées de pseudo-féminisme activiste.
Mais j'aimais le concept! Bablet est toujours au scénario (sauf pour un chapitre), mais les dessinateurs se relaient au fil des chapitres. C'est cool, ça. Quoique, certains des dessinateurs invités ne sont vraiment pas talentueux, mais peu importe. Si ça n'avait été qu'une histoire de sorcières contre sorcières, d'Ordre secret qui traque des personnes peut-être (ou pas) accusées à tort, ça aurait été pas mal, je crois! Je me suis pris à apprécier certains bouts de l'histoire.
Mais Bablet se sent obligé de faire une histoire moralisatrice. D'injustice, de sexisme, de colonisation, etc. C'est le Label 619, après tout. Pas trop le choix. La plupart des auteurs qui travaillent pour cet éditeur sont comme ça.
Et encore, pourquoi cette brique ne fait pas de vagues? Bablet n'est-il pas l'auteur chéri de cette maison d'édition? Tous ses gros albums se vendent comme des petits pains chauds! Pourquoi celui-ci est-il passé sous le radar? Bof, peu importe, vous ne manquez pas grand-chose! La BD prétend être d'épouvante et d'ésotérisme, je la qualifierais plutôt de virulente et noyée dans son activisme.
Dommage. Parce que j'aimais le concept!
Meilleur que ce à quoi je m'attendais. C'est l'enquête d'un détective privé qui veut résoudre un meurtre dans un futur non daté mais présumément 2020 selon les cahiers d'introduction. Certains clichés propres à l'époque (années 80) s'y retrouvent, mais le rythme du scénario est bon et on embarque dans ce récit improbable qui contient quand même quelques idées originales. Les F.I.R. sont des robots humanoïdes intelligents dont certains craignent le remplacement à terme des humains... ce qui fait étrangement penser à l'I.A. d'aujourd'hui... Même si les F.I.R. ne jouent pas de rôle prépondérant dans l'histoire, ils forment la trame de fond.
Il faut dire que j'aime aussi beaucoup le dessin de Torti, avec ses personnages qui sont fâchés en permanence, et ses décors de ville sombre futuriste. Certains phylactères, par contre, sont restés vides lors du passage à l'impression.
Je pense que le personnage de Léo Greco aurait pu avoir une série à son nom, parce qu'il y avait des idées à exploiter ici!
Sans intérêt. Le type de tranche de vie humoristique qu'on trouve à la pelle dans l'univers de la BD. On sourit peut-être une ou deux fois, mais sinon, l'humour est aussi très éculé.
Je n'ai jamais lu Rahan, et comme il semble y avoir un nombre incalculable d'histoires de Rahan, je ne compte pas les lire. Il est aussi très rare que je lise un album de série sans commencer par le premier, mais comme je ne mettrai probablement jamais la main sur les premiers, et comme je crois que les histoires sont indépendantes les unes des autres, je me suis dit bah! je vais le lire quand même. Ici, Rahan quand il était jeune, mais je ne crois pas qu'il y ait grande différence avec sa version adulte.
Ce n'est pas mon genre de récit. Préhistoire, deux clans s'opposent, Rahan est accusé à tort, finit par s'en sortir et rejoindre les gentils... Le dessin est bon, il y a plusieurs scènes d'action et le scénario n'est pas totalement dénué d'intérêt, mais le thème ne m'intéresse pas du tout. Probablement à réserver aux inconditionnels du personnage.
Typique des années 70/80, une BD au beau dessin, mais au scénario complètement insipide, aux dialogues ridicules et aux personnages abrutis.
La préface de Philippe Grimau n'a absolument aucun rapport avec la BD de Desberg et Musquera, alors on se demande ce qu'elle fait là. C'est plutôt une pub pour l'éditeur, qui parle de ses autres succès, desquels cette BD ne fait pas partie. Je cite :
« Ostende, 28 novembre 1980. Le temps est déplorablement mauvais. Au casino, nombreux sont ceux qui sont venus écouter “The Shadows”, et proportionnellement tout aussi nombreux ceux venus assister à une première : une grande soirée BD organisée par Michel Deligne à l'occasion de la remise du prix “Spatial” et de la sortie de l'envoûtant album Le bal du rat mort, histoire qui comme chacun sait, se déroule à Ostende. Nombreuses sont les personnalités présentes : S. Steeman, qui anima la soirée, D. Attanasio, J. Devos, B. De Moor, E. Paape, Will, Solano Lopez (Slot Barr) venu spécialement d'Argentine, Crisse, Benn, Jost, Linssen, (j'en oublie certainement), et, bien sûr, Michel Deligne, lui qui, parti de rien, se hisse petit à petit au rang des grands éditeurs. »
Mais nulle part, Desberg, nulle part, Musquera, nulle part, Envahisseurs sur Janus. Eh bien.
Je suis passé tout près de refermer cette série pour de bon après ma lecture des deux premières histoires de cette deuxième compilation, car je me suis ennuyé fermement et je trouvais ça vraiment mauvais.
Mais voilà, à partir du no 9, ça commence vraiment à s'améliorer! Les histoires commencent à s'étaler sur plusieurs numéros et l'étoffe des scénarios s'épaissit. Les thèmes abordés deviennent plus sérieux et les personnages plus intéressants.
Ce n'est pas encore extraordinaire, mais si ça continue en ce sens, on aura peut-être quelque chose de vraiment chouette au bout du compte! Je me croise les doigts!
Un album de Thorgal qui m'a un peu fait penser à Astérix. C'est un album jovial, un peu bouffon, malgré les sujets lourds abordés de manière légère. Je n'ai pas du tout aimé Kriss de Valnor, quel personnage arrogant et détestable. À moins que son personnage n'évolue au fil des albums, ça s'annonce mal pour la suite.
Pas du tout convaincu par ce tome! C'est Thorgal au pays des zombies, en quelque sorte. Le gros problème que j'ai eu, c'est d'apprendre que le fils de Thorgal pouvait matérialiser ses rêves? À cause qu'il est un descendant des étoiles? N'importe quoi!
Dans l'album précédent, on apprend que les ancêtres de Thorgal sont seulement beaucoup plus avancés technologiquement et que les Vikings appellent "dieu" ce qu'ils ne comprennent pas. Mais tout d'un coup, il y aurait aussi de véritables pouvoirs magiques en jeu??? Ça me semble être en contradiction directe avec l'album précédent! Je n'ai pas du tout accroché!
Connaissant le style de Van Hamme, j'imagine qu'il va essayer de faire une sorte de continuité rétroactive et expliquer tout ça dans un des albums suivants, mais ouf! Ça commence à être farfelu pas mal!!
Quand même bien aimé ce retour dans la jeunesse de Thorgal. Normalement, je n'aime pas trop les mini-récits, mais ici au moins ils se suivent et forment un tout. Mon préféré des trois est le dernier, où on apprend vraiment qui sont les ancêtres de Thorgal. Lecture agréable.
Des femmes nues. Beaucoup de femmes nues.
C'est ce que je retire de cette BD. Parce que le scénario est complètement absent! J'ai entrevu des similitudes avec Christophe Blain ici, mais c'est de loin inférieur à celui-ci. L'humour est simpliste, l'histoire peu intéressante. Un homme s'écrase sur une île peuplée de femmes, qui le capturent pour procréer. Il apprend « la féminité » et devient une sorte de poète.
C'est n'importe quoi. S'il y avait un « propos » ou un « message », c'est superficiel et complètement raté.
Quelqu'un a déjà dit que Pierre Dubois faisait toujours la même chose. Eh bien, pour une fois, il sort de ses châteaux et essaie quelque chose d'autre! Sauf que ça demeure plutôt moyen. La seule histoire de Dubois que j'ai vraiment aimé est Petrus Barbygère.
Je n'ai pas lu le premier album, Sykes, mais je ne comprends absolument pas les critiques dithyrambiques pour cet album. C'est, somme toute, assez simple comme scénario, c'est peu crédible, c'est du vu et du revu, et les personnages sont tous peu originaux. Les dialogues ne sont pas particulièrement bons. Le dessin non plus. Franchement, c'est tout-venant comme BD. Même la fin est des plus clichées.
Non, décidément, je ne comprends pas l'engouement. J'ai lu de meilleurs westerns, comme par exemple Comanche.
Plutôt mauvais. Cette compilation reprend les sept premiers numéros des Tortues Ninja, plus une histoire sur Raphaël. Ces compilations reprennent d'ailleurs exclusivement les histoires d'Eastman et de Laird, les créateurs des Tortues Ninja, parce qu'il y a eu de nombreux autres auteurs qui ont aussi écrit, mais ces histoires par d'autres auteurs de l'époque Mirage sont généralement considérées bien inférieures, alors elles ne sont pas incluses dans ces compilations.
Mais celles des créateurs ne sont pas, pour l'instant, bien meilleures non plus. Il est intéressant de voir les origines de la série, mais ça a très mal vieilli. Les histoires n'ont aucun intérêt, sont toutes très superficielles, il y a toujours un méchant ou un danger aléatoire, et après on nous expose trop longuement l'origine desdits dangers ou méchants. C'est terriblement long et ennuyeux! Ça fait très amateur et adolescent. Ce n'est pas parce qu'il y a quelques scènes de violence que c'est mature. Très cliché aussi. Bien sûr, les scènes d'action font penser à un manga de seconde zone.
Par contre, les dessins en noir et blanc sont super, mais sinon j'espère que les scénarios vont s'améliorer...
Du gros n'importe quoi. Un beau dessin, mais sinon, c'est sans queue ni tête. À noter aussi plusieurs fautes de français.
Encore une histoire moyenne des Terres d'Ogon. Rien de particulièrement intéressant ici, c'est une histoire qui se laisse lire, mais qui n'a aucune particularité. Franchement, les enjeux sont si banals que c'en est surprenant.
Pas impressionné. Divers styles de dessins sont employés au cours du récit, ce qui est intéressant, mais les dessins ne sont jamais particulièrement détaillés ou remarquables. Quant au scénario, c'est très quelconque, une sorte de fable écologique avec des éléments d'horreur. Ce n'est pas totalement expliqué non plus, on nous laisse dans le brouillard. Plutôt déçu.
== Avis pour les 13 tomes ==
À l'origine, je comptais écrire une critique pour chaque album, mais j'ai vite abandonné l'idée, parce que tous les tomes se ressemblent trop.
« Le Tueur » est une bonne série, pourvu que vous ne vous laissiez pas embobiner par la rationalisation d'un tueur de sang-froid. C'est une série qui mélange habilement deux styles. D'un côté, des guerres de cartels, des meurtres commandités, des trahisons... un genre auquel on est habitués dans tous les médiums du divertissement. Par contre, de l'autre côté, c'est très philosophique. Beaucoup de commentaires sociaux sur l'être humain et la société et tout ce que cela englobe, y compris de nombreuses leçons d'Histoire.
Essentiellement, et je résume très grossièrement ce qui est dit sur 13 tomes, le tueur se justifie parce que de toute façon, presque tous les êtres humains sont des crétins hypocrites qui perpétuent le Mal. Donc, il ne serait ni meilleur ni pire que tous les autres. Mais gare à ce genre de raisonnement : notre devoir en tant qu'être humain est plutôt d'aimer son prochain, ce qui, grâce à ce principe, a d'ailleurs permis de nombreuses avancées humanitaires dans l'histoire de l'humanité.
Certes, le tueur n'a pas tort sur tout, mais ce que je trouve agaçant, c'est que cette constante justification du meurtre fait que l'auteur présente son personnage d'une manière sympathique, comme si on devait se ranger de son côté. Ce n'est pas parce que les guerres et les injustices sont légion que nous, en tant qu'individus, nous devons abdiquer et nous mettre à propager le Mal à notre tour.
C'est évidemment une histoire très réfléchie que le scénariste nous offre ici. Elle est tantôt lente et philosophique, tantôt tendue et explosive. C'est vraiment le côté trop indulgent envers le tueur qui me dérange. Mais bon, on ne peut nier la qualité de l'œuvre. Maintenant, à vous de voir si vous y adhérez...
(Bémol aussi pour l'attaque en règle contre le français québécois dans le tome 6 (?), qui trahit peut-être plus les vraies opinions de l'auteur que celles de son personnage!)
Toujours aussi bon! Quelle superbe histoire que celle des Otori! Des intrigues, du mystère, des trahisons, des personnages intéressants et complexes... franchement super!
Dire qu'il faudra sûrement attendre au moins un an avant de pouvoir lire la conclusion du deuxième cycle...
À lire!
Enfin, Nicolas Jarry ferme la marche avec sa deuxième contribution au monde du petit peuple.
Quelle histoire triste. Toutes les histoires qui mettent en scène des parents qui doivent naviguer le monde après la mort de leur enfant viennent me chercher. Ici, Jarry introduit cette idée qui rappelle certains films où le père pourra revoir sa fille un jour par an, alors qu'elle n'a aucune idée qu'elle n'est là que pour la journée. Que feriez-vous dans pareille situation?
C'est une histoire qui vient vous prendre aux tripes, surtout si vous êtes parent. Pourtant, je n'ai pas été complètement satisfait de la conclusion de l'histoire. Il me semble que la résolution a un peu manqué de puissance. Quoi qu'il en soit, ça demeure une belle histoire remplie de tristesse.
En fin de compte, cette série a été meilleure que ce à quoi je m'attendais. Avec cinq tomes sur sept que j'ai trouvés assez bons ou très bons, c'est peut-être une série sous-estimée et oubliée de la montagne de séries de ce genre que l'on retrouve chez Soleil.
À découvrir!
Betbeder et Frichet reviennent pour la troisième et dernière fois dans cette série, et quelle sortie!
C'est l'histoire d'un homme qui vient demander de l'aide à une sorcière, qui s'éprend de lui, et qui va lui lancer un sort pour qu'il tombe amoureux d'elle. Ç'a l'air assez simple comme ça, mais quelle histoire étrange! Il y a la petite sœur de la sorcière qui ne veut pas la laisser faire, des amants maudits, une sorte de sorcier folklorique qui lance des contre-sorts, et un jeu de soule! Et malgré tout ça, le récit s'emboîte bien et est même poétique par endroits! Sans compter parfois troublant avec certaines scènes de violence inattendue! Le dessin de Frichet n'est peut-être pas celui que je préfère, mais ça demeure respectable.
Je crois que c'est l'album de la série que j'ai le plus aimé!
J'ai bien aimé Le Miroir aux fées. Si l'intrigue est assez simple et que la pseudo-enquête principale est résolue beaucoup trop rapidement, l'album a au moins le mérite de présenter un rythme soutenu qui donne envie d'en connaître le dénouement. Et puis, enfin, un album qui ne jette pas le blâme sur les humains.
Il faut dire que j'aime beaucoup le dessin de Gomès également, qui présente de superbes décors et dont j'aime beaucoup le style. Il aurait juste fallu que le récit soit un peu plus long pour y apporter un peu plus de complexité! Bon moment de lecture!
Betbeder revient au scénario après l'excellent tome 2, mais celui-ci est beaucoup moins intéressant. Même si son style est reconnaissable et que l'idée du scénario qui oppose trois peuples est prometteuse, le développement de l'histoire laisse franchement à désirer. L'histoire est ennuyeuse et les personnages peu convaincants, sans compter la conclusion qui est plutôt médiocre et laisse perplexe. La présence de certains personnages, comme Julius César, semble aussi déplacée. Un tome qui se voulait ambitieux mais qui a fait plouf.
J'ai d'abord beaucoup aimé cette histoire de jeunes qui se tiennent ensemble et qui partent s'aventurer dans la forêt de Brocéliande, ainsi que leurs interactions. Le ton est léger et agréable, et on peut facilement se mettre à leur place et nous remémorer notre propre jeunesse. Mais mon appréciation de l'œuvre a chuté drastiquement lors de la première épreuve, alors que notre héros doit raconter une fable. C'est terriblement long et sans intérêt, plusieurs pages de texte d'une histoire qui n'a aucun vrai rapport avec l'histoire principale, ça vient complètement casser le rythme du récit. Dommage! Mais sinon, de manière générale, un bon album.
Le Château de Comper est franchement une excellente histoire, bien meilleure que la première selon moi. Elle est bien développée, présentant des personnages variés aux objectifs distincts et des situations crève-cœur. Je n'ai pas décroché jusqu'à la fin. De ce côté, c'est totalement réussi. C'est plus le côté anti-chrétien qui me dérange, parce que les auteurs sont-ils seulement capables de présenter une dichotomie autre? Je comprends que les légendes arthuriennes et médiévales favorisent ce genre de discours, mais n'empêche, ça sent un peu l'idéologie revancharde. Quoi qu'il en soit, hormis pour ce point, c'est une histoire que j'ai beaucoup aimée!
Environ 10 ans après « Les Contes de Brocéliande », Soleil revient avec « Brocéliande : Forêt du petit peuple ». C'est le même sujet, le même principe, sauf que cette fois, au lieu d'avoir plusieurs histoires par tome, on a une seule histoire par tome, chacune étant indépendante, à la manière des autres séries modernes de chez cet éditeur. Le potentiel est beaucoup plus grand pour que les récits soient meilleurs.
La Fontaine de Barenton est un conte assez intéressant à la base, mais j'ai préféré la première moitié de l'album à la deuxième. Je trouve que ça traîne en longueur et que le sujet est trop léger pour être vraiment captivant. Le nombre de pages aurait dû permettre de développer une histoire plus complexe. Certes, le dessin de Benoît est magnifique, mais le récit et les motivations des méchants sont trop simples. Pas mauvais, mais pas excellent non plus.
À l'inverse, voici l'un des meilleurs Donjon Parade de toute la série! En tout cas, définitivement le meilleur des six derniers qui sont sortis l'un après l'autre! J'ai beaucoup ri! Je ne croyais pas que les Parade pouvaient encore me plaire, mais voilà, des petites perles peuvent encore surgir de l'imagination des auteurs!
Mais j'ai l'impression que c'est Trondheim qui a écrit le gros du scénario de celui-ci!
Probablement le moins bon Donjon Parade de toute la série. Il n'y a rien d'intéressant dans ce tome; ni le scénario, ni les textes, ni les dessins ne sont particulièrement bons.
J'ai l'impression que Sfar était au scénario de ce tome-ci!
Le plus vulgaire des tomes de la série à ce jour! C'est comme si un adolescent avait écrit le scénario. Sinon, c'est comme tous les autres. Insipide. Grossier. Navrant. Christianophobe.
Doit-on être surpris de voir que le personnage japonais parle de ses maîtres en utilisant le suffixe honorifique « san », alors que ça devrait être « sama » ou encore « tono/dono » pour l'époque? Istin n'a pas fait de recherches? Ou, pire, il ne croyait pas son lectorat capable de comprendre les nuances? Ça ne me surprendrait pas, vu la qualité du scénario.
Je continue à lire cette série parce que, comme ce sont des « one-shot », il y a toujours une chance pour qu'un album sorte du lot! Qui sait, il y en aura peut-être un de bon éventuellement? Un sixième tome est déjà annoncé, alors... En ce qui concerne celui-ci, c'est à fuir!
Étrange!
Quelle histoire étrange! Mais quel dynamisme et quelle force! Difficile de parler de ce récit sans gâcher l'histoire, alors je resterai vague. Comme j'aime bien les histoires de pirates, je me suis lancé dans ce récit sans attentes. J'ai été frappé par l'imagination de Garrido. Ça tombe rapidement dans le fantastique, alors attention, ceux qui sont allergiques au fantastique devraient s'abstenir!
Il est vrai que l'histoire ne répond pas à toutes les questions et qu'elle se termine de manière un peu abrupte. C'est pour moi toujours un point faible de ce genre de récit, et ici on peut ressortir de cette BD en se demandant ce qu'on vient de lire. L'idée principale de l'amour filial se comprend bien, mais le comment du pourquoi de l'aspect fantastique demeure obscur.
Une BD unique qui risque d'en dérouter certains, mais qui demeure captivante du début à la fin!
Une histoire pour les plus jeunes qui est toutefois remplie de charme. Je trouve le concept très intéressant. Suite à une offense faite au Poisson-Roi, les deux protagonistes (un jeune garçon et une salamandre) doivent aller pêcher un espadon royal pour être pardonnés. Ils se dirigent alors vers l'océan et un esprit de camaraderie s'installera entre eux.
Le dessin de Zoé Simpson est merveilleux et laisse souvent rêveur. Malgré ses 78 planches, c'est une histoire qui se lit très rapidement, car elle comporte peu de texte. Heureusement que le dessin est aussi beau!
C'est un récit qui est annoncé en deux tomes, mais selon moi il aurait dû en faire environ cinq. Pour justement voir l'évolution de nos deux protagonistes et les voir apprendre à pêcher des poissons toujours un peu plus gros jusqu'à leur prise finale. Tellement de possibilités! C'est une idée géniale qui me rappelle certains jeux vidéo... Mais pour l'heure, c'est pour moi une des faiblesses du scénario. Trop peu dense. Ça manque un tout petit peu de profondeur, malgré les aventures excitantes et merveilleuses de nos deux héros.
Quoi qu'il en soit, comme le public visé est jeune, je peux le lui pardonner. Je ne donnerais généralement que trois étoiles à ce type de récit, mais pour son imagination, sa beauté et le plaisir qu'il procure, je lui donne quatre étoiles et je le recommande fortement! Gardez seulement en tête que c'est d'abord une BD jeunesse! J'ai hâte de lire le tome 2!
Cette version de Le Tendre de l'histoire de Sisyphe porte à la réflexion. Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant? N'importe quoi? Probablement, mais c'est une question éprouvante... aucun parent ne souhaite un jour être mis face à ce dilemme. Même si Sisyphe est d'abord un personnage détestable, on comprend son désir de vouloir tout faire pour sauver son fils et on finit par sympathiser avec lui.
Comme d'habitude, l'humour vient un peu gâcher le récit, par exemple avec le servant d'Hermès et Zeus qui crie... haha. Le dessin de Peynet est bien, fidèle à lui-même.
Un conte tragique, l'une des deux meilleures adaptations dans cette série pour moi.
Probablement la meilleure des adaptations de Le Tendre jusqu'à maintenant. C'est extrêmement simple, et Le Tendre se réapproprie à peine le mythe (c'est pratiquement un copié-collé de l'histoire telle qu'on la connaît hormis quelques petits changements), mais ça a justement le mérite d'être bien rendu. Les choix graphiques de Peynet sont parfois étranges (je ne crois aucunement au visage terrifié de Dédale camouflé de ses poings, par exemple), mais c'est généralement agréable à regarder. Loin d'être extraordinaire, j'ai tout de même trouvé ce tome plus agréable à lire que les précédents!
Je ne comprends pas trop le but de cette série. C'est étrangement didactique, comme si la scénariste était plus intéressée à nous présenter la culture de l'époque qu'à conter une histoire passionnante. L'histoire est, d'ailleurs, étrangement circonscrite aux personnages qui s'en remettent à la volonté des dieux. Demandons aux dieux ceci, demandons aux dieux cela, observons les étoiles ici et là... La scénariste le mentionne en fin d'album : c'est la dimension astrologique qui l'intéressait. La narration n'est pas fluide, les dialogues sont mécaniques... Richemond était plus intéressée à dresser un portrait d'Im-Hotep que d'écrire un véritable scénario.
Encore en dossier de fin d'album, Richemond mentionne que cette trilogie est « totalement assumée ». Eh bien, tant mieux! Si elle peut aussi assumer que ce ne soit pas une BD particulièrement palpitante à lire, d'accord! Parce que moi, je me suis profondément ennuyé en lisant cette BD! Je ne lirai certainement pas le 3e et dernier tome, de la même scénariste.
Décidément, je ne comprends pas les critiques dithyrambiques pour les œuvres de Le Tendre. J'avais déjà trouvé les deux premières histoires de la série plutôt moyennes, et celle-ci est encore pire.
C'est d'une simplicité sans nom, c'est kitsch, il n'y a aucune profondeur, la morale est gnangnan, les textes n'ont aucune saveur, les personnages sont exagérés et ne sont aucunement attachants... franchement, je ne vois rien d'intéressant à ce scénario, quoique le concept, lui, le soit (tomber amoureux d'une statue). D'accord, le dessin de Peynet est bon, et alors? Le scénario est beaucoup trop décevant! Où sont les personnages complexes (Agapè ne fait rien d'autre que vivre une peine d'amour) et les textes soutenus?
Si Pygmalion n'a d'yeux que pour sa belle statue, moi je n'ai d'yeux que pour la bonne BD, et celle-ci n'en est pas une.
Eh bien, j’ai été agréablement surpris par ce tome, bien qu’il ne soit pas excellent.
On suit essentiellement trois différents groupes aux enjeux plus ou moins différents, ce qui apporte une certaine profondeur au récit, un aspect bienvenu... Les trois groupes finissent par croiser la route d’un quatrième groupe, qui sera... surprise, surprise, un groupe de déjantés religieux. *bâille*
Par contre, le côté horreur que le récit apporte est intéressant. Cet opus passe d’ailleurs très près de basculer dans le fantastique, ce qui est surprenant. Enfin, je n’aime pas du tout le dessin de Michel Suro. Les personnages sont parfois difficiles à différencier, et souvent peu détaillés.
À noter aussi le fait que les personnages parlent de « crotale », mais je ne suis pas certain qu’à l’époque en langage courant ces gens auraient utilisé ce mot, ils auraient plutôt dit « serpent à sonnettes ».
Ultimement, un bon album, le deuxième meilleur de la série pour moi.
Next!... or not. That's all, folks!
Avec Nicolas Jarry au scénario, j'avais espoir pour ce tome... OUPS! Ce n'est pas Nicolas Jarry mais bien juste Jarry tout court. Ce nom doit être porte-bonheur. De plus, de tous les personnages légendaires que l'Ouest américain nous a donnés, Wild Bill Hickok est l'un de mes préférés!
Cet album est de loin le meilleur de cette série jusqu'à maintenant. Le scénario, à moitié inventé, place des hommes en chasse à la recherche de Hickok, contre qui ils veulent se venger. Hickok, quant à lui, se retrouve avec un groupe hétéroclite de personnages qui survivent à un accident de train et qui vont tenter de rejoindre la prochaine ville.
Les textes de Jarry sont bien écrits, l'humour m'a même fait rire à quelques reprises. Les personnages sont variés et plutôt bien développés pour un one-shot. Le scénario nous réserve même une ou deux surprises. Le dessin de Laci est bon. Ce n'est toutefois pas parfait, parce que la fin est trop tirée par les cheveux. La diatribe de Hickok également semble déplacée et hors propos. J'aurais aimé une autre fin.
Par contre, dans l'ensemble, c'est un très bon album, et assurément le meilleur de la série, parce que je doute fort que le 6e réussisse à être meilleur que celui-ci!
Next!
De cette série basée sur la mythologie grecque avec ses nouvelles versions en un tome, j'avais lu « La Gloire d'Héra » (en deux tomes) que je n'avais pas beaucoup aimé. Il semblerait que la première partie de l'histoire, ou une autre version, ait été écrite dès 1996, pour après avoir été reprise en 2002, soit un an après Tirésias. Cette histoire-ci serait donc vraisemblablement la deuxième de la série.
Tirésias aime les femmes et les hommes, mais, étant de son époque (?), il a aussi des tendances abusives. Comme malédiction, il devient une femme. Il « réalise » alors toute l'injustice que subissent les femmes, et découvre l'amour, etc. Le propos n'est pas très subtil et est un peu grossier. Bref, Le Tendre veut faire passer un message. On a compris.
Ce qui est meilleur que dans « La Gloire d'Héra », par contre, c'est que l'humour y est beaucoup moins présent. Il est toujours aussi nul lorsqu'il y en a, mais c'est moins fréquent. Le développement de l'histoire ne m'a pas totalement convaincu, mais c'est une histoire extrêmement cruelle. On ne peut que se sentir démoralisé lorsqu'on referme l'album, si du moins vous avez adhéré à la proposition de l'auteur depuis le début.
D'accord avec les deux avis précédents. Qu'est-ce que c'est que ça? Je n'ai jamais lu une BD de Fred Duval que j'ai aimée, alors je ne suis pas surpris, mais quand même. Et quelle est cette manie de faire répéter les prénoms ad nauseam? Hein Fred, pourquoi Fred, faut-il toujours Fred, que tes personnages Fred, disent les prénoms Fred, encore et encore, Fred?
Nous avons ici l'histoire d'une traque humaine qui se lit très rapidement. Sauf que les dessins ne sont pas particulièrement bons. Et la narration non plus. Passez votre chemin...
Next!
Je préférerais que ces histoires ne soient pas basées sur des faits réels. Je trouve que ça rend ça moins intéressant. Ici, une histoire d'Amérindiens qui essaient de survivre face à la colonisation américaine. Bof. Je préfère encore lire la réalité historique noir sur blanc dans un texte sans dessins. Je trouve aussi que les paroles de chanson qui font office de titres de chapitres assez kitsch! (Cette fois-ci l'hymne national américain.)
Next!
Histoire sans intérêt. Je n'ai jamais lu le second tome, mais le premier est dénué de quelconque qualité scénaristique. Le dessin n'est pas beaucoup mieux. Basé sur l'univers du film du même nom. À éviter.
Pas beaucoup mieux que le premier, sauf pour le dessin de Leoni et Negrin, qui est plutôt bon. Après un début prometteur, le scénario de Bec s'enlise dans une confrontation qui s'éternise entre deux groupes opposés. Ça manque de piquant, car malgré les coups de feu, on n'a pas l'impression que ça bouge vraiment. Le récit est un peu lourd. C'est basé sur une histoire vraie, mais...
Next!
Nouvelle journée, nouvelle série par la bande de chez Soleil. Deux Peru, deux Bec, un Duval, un Jarry? Allons voir...
Ce premier tome est franchement plutôt standard. C'est une enquête qui met en scène Wyatt Earp hors de son élément dans un San Francisco en plein boom de modernité, et qui est à la recherche d'un tueur sadique. Le scénario de Peru se laisse lire, mais ça n'a rien de particulièrement percutant. J'ai trouvé le tout assez prévisible, et la fin traîne un peu en longueur. Le dessin de Lorusso est correct, sans plus.
Next!
Simona Mogavino avait écrit le très mauvais Thellus, mais l'excellent dessin de Gomez m'a convaincu de donner une chance à cette histoire qui avait un bon potentiel.
Malheureusement, en postface, Mogavino mentionne qu'elle a adapté son histoire pour un « public moderne ». Ahhh, le mythe du public moderne, qui souhaiterait se faire faire la morale au nom d'une bien-pensance universelle. Eh non!
On est censés être en 1600 avant J.-C., mais on dirait un pamphlet féministe du 21e siècle. Ça n'a aucun sens. Voici le genre de belles phrases que l'on retrouve...
- Aux sauvages et indomptables manifestations de fougue des hommes, je m'oppose avec bienveillance...
- Tu nous as prouvé que tu étais esclave des biens matériels. Tant que l'homme agira ainsi, la femme régnera.
- Quelle clémence! Nous ne pouvons pas être en de meilleures mains que celles des femmes!
- Tu sais bien que pour Ida, pour nous tous, ton amour exclusif, jaloux, est contre nature.
- Ils voulurent dominer la nature, et bien sûr, la femme... Mais la tolérance était si profondément ancrée en elle, comme en nous tous d'ailleurs, qu'elle fit tout pour les accepter.
- Tu imagines vraiment notre terre, notre peuple, vivre soumis à ce principe masculin viril et patriarcal?
C'est un peu beaucoup ridicule! Le scénario aurait pu être bon, mais Mogavino décide de faire de son histoire une guerre des sexes qui s'intègre plutôt mal au reste du récit, à vrai dire. Et, enfin, cette fuite d'un peuple d'une île vouée à disparaître ne m'a pas vraiment convaincue. Les dialogues sont bien sûr souvent hyperboliques, les personnages extrêmes. Certains parviennent à être moindrement intéressants, mais les intrigues politiques finalement ne mènent pas à grand-chose et tout se termine rapidement.
Très moyen!
== Avis pour les 5 tomes ==
Tellement bien écrit! La plume énergique et brillante de Munuera m'a bien fait rire à plusieurs reprises. Ses textes sont intelligents, littéraires, poétiques, humoristiques -- franchement, je n'ai rien à redire. (Et à ce sujet, bravo à Anne-Marie Ruiz pour sa traduction!!) Le scénario est divertissant, tantôt comique, tantôt sérieux, le rythme est rapide, les rebondissements sont nombreux, c'est très bien construit! La série nous réserve de multiples surprises. Et que dire du dessin, tout aussi superbe!
Par contre, comme le public ciblé est adolescent, certains types d'humour fonctionnent moins pour moi, ainsi que certaines péripéties. Tout ce qui a trait au rocambolesque, comme surfer sur un crocodile, ou encore sauter d'une tête de pirate à l'autre, bof. De même, les noms basés sur des choses qui existent dans notre monde juste pour être drôles, comme Nutel-La, bof.
Sinon, une excellente série et un très bon moment de lecture! Je recommande chaudement!
Je m'attendais à pire. C'est une nonne catholique qui s'allie à un musulman (?) pour combattre des démons par les armes ou les exorcismes. Le dessin est plutôt bon, typé manga. L'histoire est bien sûr humoristique et ne se prend pas au sérieux, et réussit quand même à faire sourire à quelques reprises. Il y a de l'action et des entrailles de démon. C'est une lecture très légère, ça se laisse lire, sans être extraordinaire. C'est monté de façon à laisser place à une suite, si jamais le premier tome se vendait bien, j'imagine. Pas mal.
== Avis pour les deux tomes ==
Il faut tout d'abord réussir à passer par-dessus le fait que les auteurs ont appelé le Batavia Jakarta. Leur explication (où plutôt leur manque d'explication) ne dit absolument rien. Les auteurs prétendent une certaine modernisation ou francisation des noms, mais le fait est que tous les autres bateaux sont nommés en néerlandais, sous leurs noms d'origine, sauf pour le Batavia... C'est incompréhensible.
Bon. Maintenant, cette histoire est absolument fascinante. Une véritable histoire d'horreur que j'avais déjà lue auparavant. Ça dépasse la fiction. Quoi de mieux que d'en faire une BD? Les auteurs, malgré les libertés prises pour relater le récit, parviennent à bien illustrer le malheur de ces gens qui se sont embarqués sur le Batavia et qui se sont échoués. Maintenant, le développement du récit reste classique, et les personnages peu originaux. Tant qu'à inventer, il me semble que certains personnages auraient pu nous en offrir un peu plus.
Je ne suis pas certain que 1629 représente la meilleure adaptation de cette histoire, mais elle mérite absolument d'être lue au moins une fois, si ce n'est pour apprendre à connaître les grandes lignes de ce voyage qui donne froid dans le dos!
L'ultime tome de la série (confirmé par Jean-Luc Istin en postface) est... correct.
C'est un tome ambitieux qui manque toutefois d'espace pour se développer, car le tout avance parfois trop rapidement, sans compter que j'ai trouvé quelques scènes un peu clichées et d'autres farfelues (le coup de rame sur la tête de Charon), et la fin trop facile. Mais, dans l'ensemble, le récit se lit bien et demeure plaisant. Le dessin de Radivojevic est quant à lui très bon.
Finalement, une série qui aura été bien décevante pour moi. Pas mécontent que ça se termine ici!
== Avis pour les deux tomes ==
Il est intéressant de voir Nicolas Jarry s'attaquer à l'univers des nains avant la sortie de la série Nains. Il y a énormément de similitudes et on dirait presque un prototype pour la série Nains. J'ai bien aimé cette histoire en deux tomes, même si elle n'atteint ni la profondeur ni le calibre des récits qui viendront plus tard. On a l'impression que le récit aurait dû être plus long, mais qu'on l'a coupé court. Dommage!
Le dessin de Tregis est généralement plutôt bon, même s'il semble devenir bâclé vers la fin. Manque de temps? D'ailleurs, où est Tregis aujourd'hui? Pourquoi n'est-il jamais vraiment revenu dans le monde de la BD?
Cette histoire pourrait facilement être placée dans l'univers d'Aquilon avec deux ou trois changements qu'on n'y verrait que du feu! Pas mal!
Comme le premier tome. Sans intérêt d'un point de vue scénaristique. La « meilleure » histoire des trois est la deuxième selon moi. Le dessin de Baudy est encore très bon, mais c'est la seule qualité de l'album.
J'avais bien aimé Carcajou d'El Diablo, alors je me suis lancé dans cette anthologie sans attentes. Il est très rare que j'aime les histoires courtes, car elles sont rarement satisfaisantes, et c'est exactement ce qui s'est produit ici. Mais en plus, elles sont presque toutes moralisatrices, cherchant à faire passer un message sur la nature humaine. Blah! La meilleure histoire du lot est la première. Le dessin de Baudy est super, mais sinon, pas très intéressant.
Enfin, un bon album dans cette série! Ce n'est ni extraordinaire ni révolutionnaire, mais ce troisième tome est beaucoup mieux ficelé que les deux premiers. La fin était quand même prévisible, mais l'histoire d'Ariane et de sa fusion avec le Titan s'est révélée intéressante et agréable à suivre, sans heurter les écueils de ses prédécesseures. J'ai bien aimé le dessin de Giampà également. C'est encore une histoire qui rappelle beaucoup la série « Oracle » (dont Peru avait scénarisé le premier tome), mais c'est le thème qui veut ça.
(À noter une faute à la page 51, où l'on mélange le nom « contrainte » et le verbe « contraindre ».)
Je ne connais aucunement Dofus ni aucune de ses séries dérivées. J'ai trouvé ce premier tome par hasard, et j'ai bien aimé. Même si ce n'est pas particulièrement mon genre d'humour, l'histoire est relativement bien développée et possède un bon rythme. Je ne pourrais pas dire que j'ai suffisamment aimé ça pour acheter le tome 2 à plein prix, mais j'espère tout de même mettre la main dessus un jour pour lire la conclusion de l'histoire.
== Avis pour les deux tomes de « La Frontière invisible » ==
Mon histoire préférée des Cités obscures jusqu'à maintenant! Et il n'en reste plus beaucoup! J'ai beaucoup aimé cette histoire de cartographie, avec ce jeune idéaliste qui croit encore en la réalité. Le centre dans lequel il travaille est merveilleusement imaginé, ainsi que tout l'environnement autour. Les deux albums se lisent d'une traite! Le dessin est sublime!
Après, il faut quand même suspendre son incrédulité quant à ce scénario tiré par les cheveux. C'est, de plus, un peu manichéen. Je n'ai pas trop compris la trahison d'un certain personnage non plus. Enfin, la fin tombe un peu à plat. Quoi, c'est tout? Il s'était trompé, et puis hop, on arrête là? On dirait qu'il manque quelque chose.
Tout de même, un bon moment de lecture.
3,5
Un homme en proie à de vilains cauchemars cherche un remède et se retrouve avec une ombre en couleurs. Mouais, bon. Il faut savoir que tous les albums de cette série font partie du même univers. Certains personnages qui sont apparus dans des albums précédents réapparaissent parfois en clin d'œil, ou parfois, comme ici, comme personnages importants. Par exemple, dans ce tome, le personnage de Minna donne une certaine forme de relief à l'album numéro 3, « La Tour », mais il ne permet toutefois par d'expliquer le comment du pourquoi.
En fait, j'ai trouvé la postface plus intéressante, où les auteurs expliquent avoir carrément redessiné quelques planches pour les rééditions, car ils n'étaient pas satisfaits du travail d'origine. Ils présentent les pages originales, que l'ont peut comparer. Enfin, j'ai tout de même trouvé le scénario plutôt moyen, et le tout fut encore, bien sûr, nébuleux.
*soupir* Encore une déception. Pourtant, jusqu'à environ la moitié de l'album, je trouvais ça plutôt bon! Mais, surprise! Jarry décide de nous présenter (encore, *bâille*), une guerre de... religion. Où ceux qui font partie de la Compagnie de la CROIX blanche sont... *roulement de tambour* des méchants qui tuent, pillent, et violent! Bravo! Très original! Mais même si ça avait été au nom de l'empereur par simple volonté expansionniste, par exemple, les personnages sont tellement extrêmes que ce n'est pas intéressant. Ce sont des caricatures. Voir des gens passer d'un village à l'autre et tout détruire le sourire aux lèvres, et ne faire rien d'autre que ça pendant la moitié du récit, n'est aucunement captivant. Basculer vers une histoire sur ces orbes que les prisonniers doivent aller chercher au péril de leur vie, par exemple, aurait été infiniment mieux!
Le dessin de Pelliccia est quant à lui plutôt bon, même si je trouve que certains combats laissent à désirer. Ultimement, l'album n'est pas mauvais, mais la première moitié est de loin supérieure à la deuxième. « Empires » s'avère être une série bien médiocre pour Nicolas Jarry. Après trois tomes, ce n'est pas son meilleur travail.
J'ai bien aimé ce tome-ci. Je suis fan des « crossover », et donc la série « Guerres d'Arran » me parle à la base. Malheureusement, il faut connaître d'autres séries d'Aquilon qui sont très inégales d'un point de vue qualitatif. Certains albums sont géniaux, d'autres sont vraiment nuls. Mais pour qui suit les séries depuis leurs débuts, c'est un vrai régal.
Pourquoi une note globale aussi basse sur BDGest? C'est sûr que c'est un tome très narré qui ne montre pas beaucoup d'action. Si le lectorat cible est adolescent, ça risque d'endormir une génération abreuvée aux vidéos TikTok. Par exemple, les missions de Lyorshel auraient pu faire un tome chacune, j'imagine. Certains personnages auraient mérité une fin plus dramatique.
La fin de l'histoire aussi peut laisser amer, parce qu'on ne nous montre aucunement ce qui s'est passé. C'est triste. J'imagine d'ailleurs un tour de passe-passe pour le prochain tome qui va nous révéler que ce n'est pas exactement ça qui s'est passé, mais nous verrons. Bien sûr, le problème des séries aux innombrables personnages, surtout en « crossover », c'est qu'il est absolument impossible d'accorder le temps et le respect nécessaires à chaque personnage que l'on a appris à connaître en d'autres temps, ailleurs.
Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé l'intrigue générale. La série « Guerres d'Arran » se révèle plutôt bonne dans l'ensemble. En espérant qu'elle ne s'étire pas sur 30 tomes pour se diluer dans la médiocrité.
Et on termine avec le pire tome de la série. Celui-ci place la « méta-histoire » dans le monde moderne pour faire un peu d'activisme écologique, et ce n'est pas terrible. De plus, la deuxième histoire contée (sur deux) est mauvaise, avec un humour rempli de références modernes qui ne cadrent pas du tout avec l'esprit de la série. Déjà que la qualité de cette série n'était pas très haute.
À voir maintenant pour « Brocéliande — Forêt du petit peuple », qui, je l'espère, sera meilleure!
Un peu comme les deux premiers, sauf qu'ici on n'a que deux sous-histoires (en plus de l'histoire qui raconte les histoires...). Pas grand-chose à dire, ce sont des récits corrects qui n'apportent rien de vraiment nouveau au genre.
Une BD très, très étrange, que je n'ai finalement pas aimée!
D'abord, le langage employé est bizarre, jargonneux ou je ne sais trop quoi. Ensuite, c'est l'histoire d'une bande de tarés qui veulent détourner un train, et tous les personnages sont fous ou cinglés à leur manière. Mais il y a une dose de surnaturel qui apparaît soudainement dans le récit et ça devient beaucoup trop bizarre à mon sens.
Si j'ai trouvé deux ou trois répliques assez cocasses, je n'ai ultimement pas compris le but du récit.
Rhôoooo, mais elles sont énervantes, ces rhôoooo créatures qui parlent toujours en rhôooooo disant rhôoooo tout le temps.
J'ai lu les tomes 3, 4 et 5, et j'arrête la série ici. Finalement, mon intérêt pour la série s'est dissipé. C'est une bonne série pour les jeunes, mais je la trouve finalement trop enfantine pour les adultes. Il y a des allusions et des blagues adultes ici et là que les enfants ne comprendront pas, mais aussi beaucoup d'humour juvénile. Les intrigues ne me captivent pas tant que ça non plus. Et il faut dire que tous les tomes finissent par se ressembler.
Beaucoup trop de renvois aux anciens tomes également, parce que quoi de mieux que d'inciter les jeunes à acheter et à dépenser, alors qu'ils n'ont pas la maturité pour comprendre la valeur de l'argent? C'est du marketing un peu crasse.
Sinon, je crois que c'est une bonne série jeunesse, je n'ai juste plus l'intérêt d'en poursuivre la lecture. Dommage, j'avais pourtant été agréablement surpris par le premier tome.
Je suis déçu, parce que le dessin de Brüno n'a jamais été aussi déplaisant. Son style a commencé à changer avec Tyler Cross, mais ici ça s'est vraiment transformé. Au lieu de dessiner de simples bouches, il dessine des lèvres, et il met aussi souvent des trous de narine en guise de nez. Les personnages ne sont aucunement attirants à regarder. Les visages n'ont plus les formes concaves ou angulaires d'une autre époque, l'originalité s'estompe... Prenez par exemple le personnage de Morris... son esthétique est terrible. Il y a d'ailleurs trop de gros plans, presque tout se passe dans des chambres ou bureaux, peu d'arrière-plans détaillés... Les cases sont grosses et vides. L'environnement dans lequel l'histoire est présentée n'est simplement pas intéressant. En fait, le meilleur de Brüno ici se trouve dans les couvertures du magazine en fin d'album, qui enfin nous offrent une belle imagination, un peu comme la superbe couverture de la BD en tant que telle.
Quant au scénario, je suis mitigé. Pas grand-chose à se mettre sous la dent ici, parce que c'est vraiment un tome de mise en place, mais c'est une histoire de recherche de vérité métaphysique. À moins que Nury nous lance une balle courbe dans le prochain tome, ça s'en va dans la philosophie du genre « nous n'existons pas vraiment », ou dans la création d'une religion par Wilbur, ce qui ne m'enchante guère. Je ne suis pas du tout convaincu.
C'est très rare que je sois déçu par Brüno, eh bien voilà, il fallait que ça arrive. On verra pour le tome 2...
Hormis pour le dessin, qui n'a jamais été aussi bon, c'est le pire album de la série jusqu'à maintenant, encore moins bon que Brüsel. Les dialogues sont d'un ridicule pas possible, complètement irréels. C'est également une fable sur la « normalité » et les gens qui ne le sont pas, mais ouf, ce que c'est présenté avec de gros sabots. Des personnages comme Jules Verne apparaissent, c'est tellement forcé. C'est sans compter qu'une partie de l'histoire est un roman photo, ce qui est toujours plutôt nul. Vraiment, pas du tout aimé.
== Avis pour les deux tomes ==
« Le rapport de Brodeck » est l'un des romans préférés de ma femme. Moi, je ne l'ai jamais lu. C'est également la première fois que je lis du Larcenet, à l'exception de pour sa contribution à la série Donjon, ce à quoi je devrais remédier rapidement. Son dessin est absolument magnifique.
Que dire? C'est une histoire sombre sur la déshumanisation. La guerre et l'après-guerre. Ses séquelles. Ses cicatrices. Ce que les Hommes sont prêts à faire pour camoufler leurs crimes. La peur de l'inconnu. L'amour et la haine. C'est lourd. C'est une histoire difficile à décrire. C'est bien écrit. Je ne sais pas à quel point la narration reflète celle de Philippe Claudel, si c'est du copié-collé du roman ou une adaptation ou quoi, mais c'est très bien écrit.
S'il manque un peu de tristesse dans vos vies, je recommande « Le rapport de Brodeck ». Ça mérite au moins une lecture. Après, pas sûr que j'aie envie de relire ça un jour...
Eh bien, la suite n'est pas bien meilleure. Le méchant est une caricature du très très méchant, le peuple est une caricature de la brebis sans cervelle, avec une philosophie assez sommaire de la nature de la liberté, de l'oppression, de la propagande, etc. On a même droit à une sorte de course mortelle où les prisonniers doivent se tuer pour survivre, à la manière d'un Motorball dans Gunnm. Le dessin est très moyen. Honnêtement, pas sûr que je poursuive la série.
Probablement le tome que j'ai le moins aimé de la série jusqu'à maintenant.
D'abord, je ne crois pas à la prémisse de l'histoire. Les habitants de cette ville trouveraient la nature laide, voulant la remplacer par des plantes en plastique? Ok... Et les bâtiments à l'architecture classique aussi, pour les remplacer par des bâtiments modernes... Aussi, une fille se promène sans culotte et demande à un étranger de coucher avec elle dans la salle des archives au milieu des papiers... quoi?? Et notre héros tombe malade et des médecins aux pratiques louches veulent le guérir avec des méthodes cinglées...?
C'est peut-être une sorte de critique du progrès à tout va, mais la présentation est un peu trop farfelue pour moi!
Hanna m'a trompé. Il m'a leurré et ça a laissé un arrière-goût amer dans ma bouche. Selon votre réaction à la grande révélation du dernier tome, vous pourriez détester ou adorer. J'en reparle plus bas dans la section des spoilers...
Autrement, l'écriture d'Hanna est toujours aussi bonne, aussi percutante, les textes sont vraiment soutenus et j'aime beaucoup. L'histoire s'achève sur une apothéose haute en couleur, et la série aura finalement tenu toutes ses promesses. Le personnage du ménestrel se révèle être l'un des plus intéressants de l'histoire. Mais tous les personnages ont une personnalité propre qui les rend uniques et intéressants. L'humour est très drôle. Encore une fois, les surprises pleuvent à foison dans cet album.
J'espère vraiment qu'Hanna reviendra vers cet univers pour nous faire découvrir d'autres peuples, d'autres nations, avec d'autres intrigues aussi bien ficelées et écrites, parce que cette aventure en fut une savoureuse, riche en rebondissements, inoubliable. Malgré la grande révélation du dernier tome (c'est entièrement une question de préférence), la série en vaut le coup. À lire absolument!!
***SPOILERS POUR LA SÉRIE À PARTIR D'ICI!***
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S'il y a bien un type de révélation avec lequel j'ai de la difficulté, c'est quand un scénariste révèle que tout n'était qu'un rêve. Tada! Tout ce que vous venir de voir/lire/entendre n'a jamais existé! C'était une simulation! Un rêve! Une réalité parallèle! Surprise!
C'est un peu ce que propose Hanna avec cette histoire. Le roi lion se révèle finalement avoir été le méchant depuis le tout début? C'est un retournement de situation assez fracassant! Pourquoi le nouveau roi lion pleure-t-il alors la mort de son père dans le tome 1 si c'est lui qui l'a tué? C'est un bon acteur! Que le roi passe de la nonchalance à l'impitoyabilité, oui. Ça fait partie de l'évolution de son personnage. On se doutait d'ailleurs déjà qu'il avait un rôle à jouer dans la mort de son frère dans le tome 2. Pour préserver la paix du royaume, on comprend.
Mais qu'on nous fasse croire depuis le début que le roi n'a rien à faire de tout ça, mais que, SURPRISE, c'était lui le grand chef d'orchestre, un narcissique mégalomane cruel et sans pitié... j'ai beaucoup de difficulté. Ça prend vraiment un scénario en béton pour réussir à sortir un gros poisson comme ça. Tellement de réactions peuvent paraître irréelles et peu crédibles à la relecture, lorsqu'on connaît la fin. La série tiendra-t-elle le coup à la relecture? Peut-être! Mais je me demande pourquoi le roi se met en colère contre la commandante louve lorsqu'il apprend que c'est elle qui a tué l'ambassadeur, alors que tout est déjà joué rendu là? Je me demande pourquoi la louve veut de bonnes relations avec le roi, alors que l'Empire du Nord est sur le point d'envahir? À quoi servait sa confession, au juste? Des détails comme ça, qui s'expliqueront peut-être à la relecture... ou pas. C'est complètement personnel, mais c'est le genre de révélation que je n'aime pas, parce que j'ai l'impression qu'on vient de me faire un tour de passe-passe.
Quoi qu'il en soit, la série demeure excellente, intelligente et je souhaite ardemment une suite!
EDIT : J'ai fait lire la série à ma femme, et à la fin de sa lecture du troisième tome, elle m'a dit : « C'était le moins bon des trois... c'est comme si tout n'avait été qu'un rêve... ». C'est exactement ce que j'avais écrit dans ma critique! On déconstruit tout l'excellent récit sur un coup de théâtre qui gâche la fin. Je réduis ma note à trois étoiles, parce que la fin est vraiment trop décevante.
Légèrement meilleur que le premier tome à cause de la dernière histoire que j'ai trouvée pas mal, mais sinon, les histoires sont beaucoup trop courtes pour être satisfaisantes, et les textes peu recherchés. Les dessins également ne sont pas très bons, sauf pour ceux du Korrigan qui conte les histoires. Gros bof.
Quelle histoire étrange que celle de Carcajou. L'histoire n'a pas du tout pris la tournure que je croyais qu'elle allait prendre en lisant le prologue. Et finalement, j'ai été agréablement surpris. Le scénario est bourré de surprises et un peu « flyé » (El Diablo va comprendre ce terme...), et il est difficile de reposer le livre une fois la lecture commencée. Le dessin est à prendre ou à laisser, mais il fonctionne. Une BD à découvrir...
Je voulais emprunter « Brocéliande — Forêt du petit peuple » à la bibliothèque, et je me suis trompé et je me suis retrouvé avec ça.
Plutôt mauvais, et pour les enfants. Par exemple, la deuxième histoire, c'est une copie conforme d'Hansel et Gretel. Quel intérêt? Pour les autres, je ne les ai pas reconnues, mais elles n'étaient pas plus intéressantes à lire! Les scénarios sont très simplistes. Grosse déception.
Mouais, bof. Un coach de vie narcissique et malhonnête meurt et va en enfer. Comme l'enfer est géré de la même façon que dans le monde des vivants -- avec des travailleurs, des syndiqués, des avocats, un système de justice, etc. -- notre antihéros va vouloir prouver son innocence par sa seule force de persuasion.
C'est une parodie qui comporte de bonnes idées, mais qui ne m'a pas enchanté plus que ça. Que Dieu soit gauchiste en nommant péché ce qui déplaît à la gauche moderne m'amuse. Les doléances de Lucifer et de son conseil ne sont pas très intéressantes. Les corbeaux ne servent à rien. Notre personnage principal aurait dû prendre plus de place dans l'histoire, mais même lui est plutôt unidimensionnel.
L'idée est originale, mais le développement de l'histoire laisse à désirer.
D'abord, le positif, c'est que le dessin de Thoulhoat et Guillo est très bon. Le scénario avance aussi très vite, alors on n'a pas le temps de s'ennuyer.
Par contre, c'est très classique comme trame, et ça manque un peu de profondeur. Le coup avec les centaures, par exemple, est très prévisible, et le scénariste est avare de détails. Les dialogues sont également un peu simples et grandiloquents, et on a de la difficulté à s'attacher aux personnages, comme Kallista.
Pas mal, mais très léger.
Tellement mauvais... tout va trop vite, on passe d'une séquence à l'autre constamment chaque 2-3 pages...
Je ne sais même pas par où commencer pour expliquer à quel point il n'y a aucun développement, c'est du gros n'importe quoi sans queue ni tête. Passez votre chemin...
Quoi??? Nicolas Jarry chez Le Lombard? Avec un autre dessinateur qu'un de ses amis habituels? Je suis déstabilisé.
Trêve de plaisanterie, nous avons droit ici à un monde post-apocalyptique probable, quand l'I.A. prendra contrôle de la planète (ce n'est qu'une question de temps...). L'histoire est bien construite et agréable à suivre. En même temps, ce n'est pas révolutionnaire comme récit, on a déjà vu ce genre d'histoire de multiples fois ailleurs.
Un bon album.
== Avis pour les 4 tomes ==
Connaissez-vous Wagner? Sa musique, on aime ou on n'aime pas... difficile d'accès, ignoré, puis devenu culte... bref, un personnage et une œuvre complexes.
D'abord, bravo à Numa Sadoul pour la traduction, il a absolument voulu rendre chaque mot de l'œuvre originale dans une nouvelle traduction, en plus d'écrire certains textes pour rendre certaines parties qui n'existaient qu'en musique. C'est très bien écrit. Après, il faut savoir si vous tolérez le style opéra où la simplicité, l'exagération et l'imbécillité des personnages règnent en maître. Moi, j'avoue que j'ai de la misère avec ce type de scénario qui permet n'importe quoi au nom du théâtre.
Deuxièmement, le dessin de France Renonce n'est malheureusement pas bon. On dirait vraiment des dessins de quelqu'un qui ne sait pas dessiner. Parfois, les compositions sont très belles et certaines images réussissent quand même à évoquer une certaine forme de poésie, mais c'est généralement très rudimentaire. De nombreuses planches au cours des quatre albums, d'ailleurs, contiennent beaucoup de texte avec de simples visages sur les pages, sans détails, mal dessinés, difformes, simplistes. Renonce aime aussi beaucoup les lunes ou les soleils. Il y a en toujours un quelque part, sur une majorité de planches. L'épée de Siegfried, par exemple, est pathétique. Je n'avais jamais vu une épée légendaire dessinée aussi piètrement. Les exemples sont nombreux, mais le dessin est simplement généralement mauvais.
Je crois vraiment qu'une nouvelle version qui utilise le texte de Sadoul, mais avec un dessinateur chevronné, rendrait mieux hommage au travail monumental qu'a réalisé Sadoul pour cette œuvre qu'il aime tant. Quoi qu'il en soit, je n'avais jamais vu l'opéra, et je ne crois pas le voir un jour (c'est 15 heures, après tout), mais je suis content d'avoir enfin pu découvrir ce classique.
Gardez seulement en tête que c'est très particulier comme récit, surtout pour nous qui sommes là 150 ans après l'écriture de l'opéra original.
Probablement le meilleur album de la série jusqu'à maintenant!
Je ne m'attendais pas à cette tournure d'événements. Notre cher Red Dust est en prison, et à son retour au ranch près de deux ans plus tard, il doit faire face à des conditions de sortie qui l'empêchent de manier les armes, entre autres... La ville a changé. Des jeunes arrogants trouvent qu'il est vieux. On se moque de lui.
Mais voilà, une terrible bande sanguinaire approche de la ville, et tout le monde a peur. On a besoin de quelqu'un qui va se tenir debout... J'aime beaucoup le personnage du shérif, très réussi. J'aime le rôle que Greg donne à la comtesse également. Finalement, ça ressemble un peu au film Les Sept Samouraïs. Et ça fonctionne à merveille.
Les textes de Greg sont aussi parfois très percutants!
Super!
Album qui fait directement suite au précédent, mais qui est un peu moins bon selon moi.
Je n'ai pas toujours cru à certaines réactions des personnages, qui parlent au lieu d'agir. De même, on a un groupe de personnages qui sont présentés comme s'ils allaient jouer un rôle important au début du récit, mais finalement ils font à peine office de figurants.
Tout de même, la fin de l'album se rattrape avec l'arrivée en ville et l'anticipation du duel que l'on attend, et les dessins d'Hermann sont toujours aussi bons! Au final, un bon album!
Alors là, ça me parle! J'ai vraiment beaucoup aimé ce troisième album avec cette chasse au sac rempli d'argent, et les différents groupes qui cherchent à le retrouver avant les autres.
La rivalité entre Red Dust et le prêcheur est aussi plutôt réussie, et en fait, on apprend qu'il en existe qui sont encore plus rapides que Dust dans le Far West! J'ai aimé également la tension vers la fin avec la confrontation dans la maison du trappeur. Le scénario est quand même classique, mais il fonctionne très bien. Très bon!
Seule bizarrerie, la planche 16 (dans l'intégrale) semble sortir tout droit d'une autre version, comme si les couleurs n'avaient pas été restituées, contrairement aux autres. Je ne sais pas si c'est comme ça dans l'édition originale, mais ça saute aux yeux. On dirait une planche perdue réintroduite par la suite, ou je ne sais pas quoi.
Extrêmement moralisateur.
En fait, le gros problème que j'ai avec cette BD qui se veut éducative, c'est justement qu'à peu près toutes les personnes que côtoie Marguerite sont idiotes. Son médecin, son dentiste, son copain, ses collègues, son patron, la directrice des ressources humaines, le psychologue, son voisin, ses amis... ils sont TOUS trop stupides pour comprendre Marguerite. Et moi, je n'y crois pas.
Il y a également ce jugement condescendant continuel sur les personnes neurotypiques, alors que toutes les excentricités de Marguerite sont présentées comme mignonnes, drôles, sympathiques... Je veux bien qu'il faut comprendre que la victime ici, c'est Marguerite, mais ça me semble mal dosé. L'auteure le dit elle-même, les VRAIS AMIS, ce sont les atypiques! Si vous êtes « normal », oubliez ça, vous êtes probablement un gros con.
C'est une BD aux intentions nobles, mais qui ne m'a pas du tout convaincu par sa caricature des gens qui sont « malades de la normalité ».
== Avis pour les gazettes 23 à 25 ==
Mais... mais... qu'est-il donc arrivé aux dessins? Ils n'ont jamais été aussi brouillons! On dirait souvent des esquisses, sans détails, un crayonné vite fait, comme si Alex Alice n'avait pas trop eu le temps de travailler sur les planches.
Je collectionne la version gazette de cette série depuis ses débuts, parce que j'aime ce format géant journal à petit prix, mais les dessins de cette dernière année font vraiment dur et ne ressemblent pas du tout à ce quoi la série nous avait habitués jusqu'à maintenant. L'histoire demeure bonne, mais elle est beaucoup moins novatrice qu'à ses débuts et ça commence à manquer de souffle.
Je compte écrire des avis pour chaque saison éventuellement, lorsque je relirai cette série que j'aime depuis le début, mais wow, grosse déception pour la 8e année. Je vois qu'une certaine Hermeline Janicot-Tixier est créditée pour les dessins en plus? Ceci explique cela?
J'avoue que là, j'ai un peu moins accroché. On a encore droit à un scénario plutôt classique -- guerre entre Blancs et Amérindiens -- mais justement, c'est un sujet que je trouve moins intéressant. Négociations de guerre et communautés aveuglées par la haine de l'Autre, bah! Pas complètement mauvais, mais moins bon que le premier selon moi.
J'avoue que je ne suis pas fan de westerns à la base. C'est probablement l'un des genres qui m'attirent le moins en BD. Mais je suis tombé sur la première intégrale à prix ridicule, alors je l'ai prise pour voir de quoi il en retournait. Cet avis porte sur le premier tome uniquement.
Je suis agréablement surpris! L'histoire est classique : femme qui ne veut pas vendre son ranch à des voyous, prospection territoriale pour un chemin de fer, shérif qui ne vaut pas une miette, et bien sûr, un as de la gâchette. Mais l'histoire a le mérite d'être assez bien développée malgré certains personnages qui expliquent parfois un peu trop. Sans oublier, bien sûr, les superbes dessins de Hermann. En tout cas, je ne me suis pas ennuyé!
Je peux comprendre pourquoi Comanche est aujourd'hui considéré comme un classique du genre.
C'est vulgaire à souhait. Certes.
Le véritable problème, c'est qu'il n'y a rien d'autre. On s'ennuie fermement à la lecture de cette histoire. Être 'trash', pourquoi pas. Mais quand c'est pratiquement tout ce qu'il y a, de longs dialogues remplis de vulgarités en français et en anglais, ce n'est pas intéressant. Le scénario manque cruellement d'action et on a beaucoup trop de bla-bla.
On ne parle pas ici d'intrigues politiques et de scénario intelligent qui demandent beaucoup de texte, par exemple comme dans « Gagner la guerre » ou « Servitude » (qui sont à lire!); ici nous avons une vague histoire de femmes qui ont remplacé les hommes et qui colonisent une planète extraterrestre et rencontrent certaines formes de résistance, mais qui parlent en long et en large d'organes génitaux et autres références sexuelles. On parle de vagin, de vulve, de clitoris, d'hymen, de seins, de fesses... Tout le temps. Mais vraiment tout le temps. Et quelques fois de pénis et d'érection. Affublez tous ces mots d'adjectifs quelconques pour créer des insultes et des jurons, et tadam!
« Piège sur Zarkass » n'est pas une bonne BD. Une BD 'trash' doit absolument être divertissante. Celle-ci ne l'est pas. La vulgarité à elle seule n'est pas suffisante pour construire un bon scénario. Si vous voulez lire une BD 'trash' et vulgaire, avec sexe et violence, mais qui est d'un niveau bien supérieur à ce que l'on trouve ici, je recommande plutôt « Lorna » de Brüno.
Nemo est le premier grand succès de Brüno. Alors que je viens de mettre la main sur la nouvelle intégrale de 2025 en petit format, plus respectueuse du format des albums originaux, avec un cahier graphique supplémentaire en plus qui présente les ex-libris offerts à l'époque, je relis cette histoire avec le plus grand plaisir et je ne peux être qu'admiratif de cette incroyable mise en scène alors que Brüno n'avait alors qu'environ 26 ans.
Quelle histoire palpitante pleine de désespoir, de personnages uniques, de couleurs froides bleu-gris, de détresse humaine... Le dessin de Brüno était déjà excellent à l'époque, avec une magnifique vision du Nautilus. De la faune sous-marine aux îles tropicales aux civilisations englouties, c'est super! Pour moi, ça demeure l'une de ses meilleures histoires!
Maintenant, j'aimerais vraiment que Treize Étrange ressorte tous les autres albums de Brüno publiés avant Nemo, dans une compilation, dans des rééditions, qu'en sais-je, parce qu'ils sont aujourd'hui introuvables!
== Avis pour les 5 tomes ==
Sous ce titre qui n'a pas inventé la poudre (« Gagner la guerre », sérieusement?) se cache une excellente série d'intrigues politiques, de jeux de pouvoir, de retournements de situation et de surprises!
Et pourtant, a priori, je n'avais pas aimé le tome 1. J'ai presque arrêté la série après ma lecture du premier tome. Quand un méchant sans vergogne laisse quelqu'un en vie simplement parce qu'il est « intéressant », au lieu d'éliminer le risque monumental que représente la personne, je décroche.
Mais j'ai été complètement happé par le tome 2. La série s'est dramatiquement complexifiée et j'ai adoré l'histoire à partir de ce moment-là. Jusqu'au tome 5, ça ne lâche plus. Il faut par contre lire les 5 tomes en un court laps de temps, sinon vous ne vous y retrouverez plus! Il y a beaucoup de texte, beaucoup de personnages, beaucoup d'enjeux -- c'est intelligent, c'est pour ça que c'est si bon!
Je ne connais pas le roman de Jaworski, mais j'imagine qu'il est encore meilleur que la BD. J'ai vraiment envie de le lire, maintenant. Parce que, voyez-vous, à la fin du tome 5, je me suis dit : « Quoi? Ça finit comme ça?? ». Trop de points laissés en suspens!
Je veux savoir ce qu'il s'est passé avec La Speranza! C'est très étrange que ce point ne soit jamais élucidé après avoir mis l'accent dessus dans le tome 5! Et la donna Lusinga, justement, on n'a pas de conclusion! Et Melanchter le Capitaine? Est-ce pareil dans le roman? Et Sassanos? Son voyage à Sacralia est-il relaté dans le roman? Je veux savoir!
Je n'aime pas beaucoup le dessin de Genêt non plus, surtout quand il donne des faces bizarres à ses personnages en guise d'humour. Il perd aussi en qualité au fil des albums. La différence entre le dessin du tome 1 et du tome 5 est flagrante. Au moins, il a le mérite d'avoir mis cette superbe histoire en BD de manière plutôt convaincante, du moins du point de vue de quelqu'un qui n'a pas lu le roman!
En tout cas, bravo à Jaworski d'avoir su écrire une histoire aussi captivante! À lire! Et si le premier tome ne vous convainc pas, lisez au moins le deuxième tome avant de décider que ce n'est pas pour vous!
Quelle suite décevante.
Beaucoup trop farfelue et incohérente pour moi. La construction du récit est beaucoup moins crédible, et les péripéties sont beaucoup trop improbables. Je n'ai pas trop compris la philosophie du maître de Brek Zarith. ni pourquoi Aaricia lui dit que les siens ont défait son armée, alors que les miroirs géants viennent de décimer les drakkars? Trop de commodités, comme les pièges dans le labyrinthe, ou le trou sans fond du trésor. Les personnages ne m'ont pas convaincu non plus. On rencontre enfin le fils de Thorgal, mais l'émotion n'est pas au rendez-vous.
Bref, cet album ressemble plus aux premiers qu'aux deux derniers, une aventure rocambolesque.
Le meilleur Thorgal jusqu'à maintenant! Un scénario fou d'inventivité qui amène notre héros par-delà le deuxième monde.
Il y a une certaine lourdeur qui imprègne le récit, de la dépression moribonde de Thorgal jusqu'à son passage dans le séjour des ombres. Beaucoup d'inventivité dans le dessin aussi, le dessin de Rosinski n'a jamais été aussi beau!
En même temps, il y a une certaine légèreté qui colle au récit qui est typique des BD de ces années-là, avec un scénario qui avance parfois un peu rapidement. Au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer.
Excellent, et d'après les critiques que je vois, peut-être le meilleur de toute la série?
Quoi, un album des Cités obscures expliqué?
J'ai beaucoup aimé l'histoire dans l'ensemble, bien narrée, captivante, même si la révélation finale sur l'emplacement de la lettre est quelque peu ridicule et que l'histoire demeure assez simple. Mais au moins, ici, le but du voyage est révélé au lecteur! On ne nous laisse pas dans l'ombre!
Par contre, ce n'est pas vraiment une BD. C'est une sorte de roman illustré avec quelques pages de BD. Hmm.
Enfin, un tome que j'ai aimé.
Qui, toutefois, se termine de manière inexplicable comme les deux premiers tomes. Mais ça m'a moins dérangé cette fois-ci, parce que l'histoire est construite de manière plus convaincante. Surtout, les monologues de notre personnage principal sont crédibles. On arrive à bien comprendre le personnage à travers toutes ses pensées dites à voix haute. Les autres personnages m'ont aussi paru plus réalistes et mieux développés que dans les deux tomes précédents.
Et la Tour en elle-même est un incroyable bâtiment que se l'on se plaît à découvrir au fil du récit. Un tome qui est dans l'ensemble captivant, avec une atmosphère riche en mystère, mais qui aurait été encore meilleur avec une explication finale.
Pas mon genre de récit... Des étrangers arrivent dans une taverne... quelqu'un leur raconte l'histoire de leur trésor familial, quelqu'un d'autre écoute en cachette et veut s'en emparer en premier. Bon, vous voyez le genre? S'ensuivent des péripéties farfelues et bon enfant. C'est un peu original parce qu'une bonne partie de l'histoire se déroule de manière parallèle en rêve dans le passé des protagonistes, mais gros bof.
Cette série semble adulée des lecteurs sur ce site... allez savoir pourquoi?
J'avais tellement aimé Aberzen que je savais qu'il fallait que je lise la seule autre BD scénarisée par N'Guessan, sa toute première : Gadel le fou.
Son style est immédiatement reconnaissable, car c'est extrêmement difficile d'approche. D'ailleurs, les contreplats/pages de garde donnent immédiatement le ton de cette histoire en décrivant brièvement le rôle de chaque personnage. N'Guessan ne prend pas ses lecteurs pour des idiots. Il n'explique rien, il ne fait que raconter. Ça peut paraître assez nébuleux comme monde. Pourtant, ce n'est pas opaque au point d'être incompréhensible. Il y a assez de détails qui filtrent pour que tout s'emboîte.
Nous avons ici l'histoire étrange d'êtres appelés « pousseurs », normalement aveugles, qui contrôlent des barges volantes par la pensée. Gadel serait le plus puissant d'entre eux, incontrôlable. Mais voilà, les Malackies, des êtres mystérieux, seraient en route pour détruire le village... et grâce à une liqueur spéciale potentiellement mortelle, une certaine personne serait néanmoins en mesure de protéger ledit village. Eum, c'est difficile à expliquer!
Mais c'est ce que j'aime des scénarios de N'Guessan. Ils demandent toute votre attention. Maintenant, il est vrai qu'il manque peut-être un peu d'action pour rendre le récit plus palpitant. La conclusion est peut-être un peu hâtive également. Enfin, les dessins sont plutôt moyens. Le style de N'Guessan se raffinera au fil des années, mais ici, bof.
J'espère pouvoir mettre la main sur le tome 2, même s'il passe la main de scénariste à Téhy. À voir si ça reste dans le même style!
Ça ressemble beaucoup à Imbroglio de Trondheim également, mais ça m'a paru beaucoup moins intéressant. D'ailleurs, la fin était prévisible.
Il est difficile selon moi de trouver des bonnes histoires dans la collection Patte de Mouche, parce qu'il y a trop peu de pages et trop peu de cases.
Mais ici, on a droit à un Trondheim en forme de ses débuts. C'est un scénario complètement loufoque mais vraiment bien pensé et bien réalisé. J'ai souri tout le long et je voulais vraiment savoir comment ça allait se terminer! Mon seul regret, hormis le fait que ce soit évidemment trop court, c'est que les couteaux ne sont pas expliqués, contrairement à tout le reste.
Si vous êtes fan de Trondheim, c'est à lire!
Je me suis procuré ce livre parce que c'est en quelque sorte un spin-off de Lapinot, et je voulais le lire. Je ne connais pas du tout Konture, mais j'aime son style graphique.
Bref, les deux personnages des auteurs se rencontrent et doivent vivre des aventures rocambolesques... les auteurs aussi apparaissent et discutent et se battent etc., c'est très "méta" et tout ça. Mais finalement, il ne se passe rien dans cette histoire. J'aurais préféré une véritable histoire sans l'intervention des auteurs, qui rend le tout sans queue ni tête.
Dommage.
Définitivement moins bon que le premier tome, mais quand même assez bon. Ange a su créer un monde rempli de détails et de règles qui semblent plutôt cohérents dans ce monde magique, ce qui permet de tisser un univers intéressant. Là où je suis moins charmé, c'est que j'ai l'impression que c'est un peu plus enfantin que la première fois. Même si c'est une BD jeunesse assumée, c'est toujours mieux quand ça peut plaire à des adultes en même temps. C'est encore le cas, mais j'ai l'impression qu'on a quand même légèrement rajeuni. Quand même, je recommande ce 2e tome!